• 3 juin 2009
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Qui peut se juger digne d’accéder au ministère sacerdotal ?

Qui, en ne comp­tant que sur ses seules forces humai­nes, peut embras­ser la vie consa­crée ?

La réponse de l’homme à l’appel divin ne res­sem­ble jamais au calcul crain­tif du ser­vi­teur pares­seux qui, par peur, a enfoui dans la terre le talent qui lui a été confié (cf. Mt 25, 14-30). Sans abdi­quer en rien sa res­pon­sa­bi­lité per­son­nelle, la libre réponse de l’homme à Dieu devient ainsi « cores­pon­sa­bi­lité », res­pon­sa­bi­lité dans et avec le Christ, dans la puis­sance de l’action de son Esprit Saint. Elle devient com­mu­nion avec Celui qui nous rend capa­bles de porter beau­coup de fruit (cf. Jn 15,5).

Nous trou­vons une réponse humaine emblé­ma­ti­que, une réponse de totale confiance en l’ini­tia­tive divine, dans l’« Amen » géné­reux et plé­nier que la Vierge de Nazareth a pro­noncé (cf. Lc 1,38). La promp­ti­tude de son « oui » lui permit de deve­nir la Mère de Dieu, la Mère de notre Sauveur. Marie dut ensuite répé­ter tant d’autres fois ce pre­mier « fiat », jusqu’au moment culmi­nant de la cru­ci­fixion de Jésus, alors qu’elle « se tenait près de la croix », comme le note l’évangéliste Jean, par­ti­ci­pant à l’atroce dou­leur de son Fils inno­cent. Et pré­ci­sé­ment sur la croix, Jésus mou­rant nous l’a donnée comme Mère et nous a confiés à elle comme ses fils (cf. Jn 19,26-27).
Mère spé­cia­le­ment des prê­tres et des per­son­nes consa­crées, je vou­drais lui confier ceux qui enten­dent l’appel de Dieu à se mettre en marche sur la route du sacer­doce minis­té­riel ou de la vie consa­crée...

Benoit XVI

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