• 19 août 2008
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2002 - La promotion du rosaire

La promotion du rosaire

Ces der­niè­res semai­nes, les ser­vi­ces de Presse du Vatican nous avaient fait savoir que le Pape pré­pa­rait une ency­cli­que sur l’Eucharistie, sorte de syn­thèse de tout son ensei­gne­ment sur l’homme et sur Dieu. Or voici que, par sur­prise, avant d’offrir à l’Eglise ce pré­cieux docu­ment sur le sacre­ment de la foi, le 16 octo­bre der­nier, parais­sait Rosarium Virginis Mariæ, une magni­fi­que Lettre apos­to­li­que sur le Rosaire. Beaucoup d’entre vous m’ont déjà fait savoir la joie que leur avait causé la publi­ca­tion de cette Lettre. Je vous avoue que, pour ma part, cette nou­velle me causa une intense émotion. Déjà la Lettre Millenio novo ineunte, dans son ensem­ble et, plus spé­cia­le­ment, en cer­tains de ses pas­sa­ges 1, n’avait pu que nous confor­ter dans le cha­risme qui est le nôtre, mais cette Lettre sur le Rosaire nous montre plus que jamais que nos préoc­cu­pa­tions et les moyens de sain­teté que l’Esprit Saint nous incite à uti­li­ser (dont par­fois on nous a fait l’accu­sa­tion qu’ils étaient démo­dés), sont ceux que Jean-Paul II recom­mande aujourd’hui à l’Eglise d’une façon presqu’insis­tante.

Lettre Apostolique « L’Œuvre du cha­pe­let », comme, dès le début, nous avons appelé Points-Cœur, se situe donc plus que jamais au cœur de cette Eglise qui reconnaît le rosaire comme un moyen pri­vi­lé­gié d’union à Dieu à tra­vers la per­sonne de sa Mère ("réci­ter le rosaire n’est rien d’autre que contem­pler avec Marie le visage du Christ" [RVM n. 3]), comme le chemin qui conduit au cœur de la vie chré­tienne (RVM n. 3), comme une voie d’assi­mi­la­tion du Mystère (cf. RVM n. 26), qui « nous rend bâtis­seurs de la paix dans le monde » (RVM n. 40), comme « un trésor à redé­cou­vrir » (RVM n. 43). Par ailleurs, dès le début de sa Lettre (RVM n. 3), Jean-Paul II pro­clame l’année qui va d’octo­bre 2002 à octo­bre 2003 année du Rosaire. Pour ma part, per­met­tez-moi de faire écho à cette déci­sion en pro­cla­mant la pro­mo­tion formée par les Amis des enfants partis cet automne comme « la pro­mo­tion du rosaire ». Et cela ne doit pas rester qu’une déci­sion offi­cielle ou sym­bo­li­que ! Il faut que le cha­pe­let porté par la plu­part d’entre vous autour du poi­gnet prenne tout son sens et que, ce fai­sant, la mis­sion de Point-Cœur, comme œuvre du cha­pe­let, retrouve plus que jamais sa place. Je vous pro­pose donc quel­ques pistes pour mar­quer cet événement : 1°) que chacun lise atten­ti­ve­ment Rosarium Virginis Mariæ (que vous pouvez trou­ver sur le Web [www.vati­can.va] en plu­sieurs lan­gues) et les textes qu’il trou­vera sur le sujet 2 ; 2°) que chacun s’efforce de dire le plus cons­tam­ment pos­si­ble le cha­pe­let (en mar­chant... en fai­sant la queue... en s’endor­mant...), comme il s’y est engagé lors de la messe d’envoi en pre­nant en cela modèle sur le Père Lamy qui y était indé­fec­ti­ble­ment atta­ché ; 3°) que chaque com­mu­nauté pro­pose plus que jamais à nos voi­sins – spé­cia­le­ment les enfants3 – de par­ti­ci­per à la réci­ta­tion quo­ti­dienne du cha­pe­let et puisse aider nos amis à le prier en intro­dui­sant chaque mys­tère – notam­ment les mys­tè­res lumi­neux – par quel­ques mots de médi­ta­tion ou quel­ques chants ; 4°) que vous puis­siez, si vous le jugez oppor­tun, sou­te­nir le Curé de votre paroisse à mettre en œuvre ce qui est demandé par la Lettre de Jean-Paul II et l’aider à pro­mou­voir le cha­pe­let ; 5°) que l’on prie spé­cia­le­ment aux deux inten­tions recom­man­dées par le Saint-Père : la paix (dont nos quar­tiers et les pays dans les­quels nous sommes établis ont tel­le­ment besoin) et les famil­les si bri­sées, si mala­des autour de nous (cf. RVM n. 6) ; 6°) enfin que l’on appro­fon­disse ce thème du rosaire dans l’école de com­mu­nauté soit parce qu’il sera direc­te­ment abordé dans les textes pro­po­sés soit parce que l’on cher­chera à voir les liens avec les thèmes abor­dés tout au long de l’année.

B

Ce sont là des pistes... Je suis sûr que l’Esprit-Saint vous en ins­pi­rera d’autres, selon les quar­tiers où vous êtes et la grâce de chacun. Qu’en tout cas la pro­mo­tion du cha­pe­let qui nous a tenu à cœur depuis le début de l’Œuvre par le par­rai­nage spi­ri­tuel et dont le fruit a été, pour le moins, une indé­nia­ble pro­tec­tion de chaque Ami des enfants, soit une de vos gran­des préoc­cu­pa­tions tout au long de l’année  ! Ce fai­sant, je ne doute pas que votre inti­mité avec Jésus et avec sa Sainte Mère ne ces­sera ne gran­dir et que Points-Cœur devien­dra plus Points-Cœur : une œuvre de com­pas­sion vrai­ment mariale au cœur d’une huma­nité dont la souf­france est un peu plus mani­feste chaque jour. Père Thierry 1. Permettez-moi de vous citer au moins trois textes de cette Lettre apos­to­li­que qui nous encou­ra­gent net­te­ment dans notre mis­sion : • "Notre époque est une époque de mou­ve­ment conti­nuel, qui va sou­vent jusqu’à l’acti­visme, ris­quant faci­le­ment de « faire pour faire ». Il nous faut résis­ter à cette ten­ta­tion, en cher­chant à « être » avant de « faire ». Rappelons-nous à ce sujet le repro­che de Jésus à Marthe : « Tu t’inquiè­tes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est néces­saire » (Lc 10, 41-42). " (n. 15) • "C’est l’heure d’une nou­velle « ima­gi­na­tion de la cha­rité », qui se déploie­rait non seu­le­ment à tra­vers les secours pro­di­gués avec effi­ca­cité, mais aussi dans la capa­cité de se faire proche, d’être soli­daire de ceux qui souf­frent, de manière que le geste d’aide soit res­senti non comme une aumône humi­liante, mais comme un par­tage fra­ter­nel. " (n. 50) • "Nous devons faire en sorte que, dans toutes les com­mu­nau­tés chré­tien­nes, les pau­vres se sen­tent « chez eux ». Ce style ne serait-il pas la pré­sen­ta­tion la plus grande et la plus effi­cace de la bonne nou­velle du Royaume ? Sans cette forme d’évangélisation, accom­plie au moyen de la cha­rité et du témoi­gnage de la pau­vreté chré­tienne, l’annonce de l’évangile, qui demeure la pre­mière des cha­ri­tés, risque d’être incom­prise ou de se noyer dans un flot de paro­les auquel la société actuelle de la com­mu­ni­ca­tion nous expose quo­ti­dien­ne­ment. La cha­rité des œuvres donne une force incom­pa­ra­ble à la cha­rité des mots." (n. 50) 2. Je pense en par­ti­cu­lier à Hans Urs von Balthasar, Triple cou­ronne, éd. Lethielleux et aussi à bien des ouvra­ges du Père Thomas qui, comme tout bon domi­ni­cain, a passé sa vie à ensei­gner les siens sur les mys­tè­res du Rosaire. 3. Rosarium Virginis Mariæ, n. 42.

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