• 31 octobre 2012
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Conférence cocktail avec Matthier Paley photoreporter, à Paris.

© Matthieur Paley

Jeudi 11 octo­bre 2012, Maison Adrienne, en plein cœur de Paris, nous sommes invi­tés à vivre le temps d’une soirée l’aven­ture que le pho­to­re­por­ter, Matthieu Paley , a vécue dans une région recu­lée d’Afghanistan au pied de l’Himalaya. C’est de ce bout de ter­ri­toire, le Haut-Pamir, et de ses habi­tants que notre confé­ren­cier va nous parler ce soir. Il est 20h passé et l’appar­te­ment de la place Clichy est en effer­ves­cence. Les très nom­breux invi­tés se pres­sent pour trou­ver une place dans le salon. Nous nous apprê­tons à plon­ger dans une aven­ture hors du commun. Les pre­miè­res images s’étalent sur l’écran et font décou­vrir un pay­sage lunaire recou­vert d’une immense couche de glace dominé par des crêtes s’élevant à plus de 6000 mètres d’alti­tude. Son point culmi­nant (7 495 mètres d’alti­tude) a valu au massif le qua­li­fi­ca­tif de « toit du monde » avant de dési­gner la chaîne de l’Himalaya.

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Découvrir qui pou­vait habi­ter cette région, l’une des plus iso­lées au monde, est le motif de départ de Matthieu Paley et de son épouse, Mareile, avec laquelle il par­tage cette aven­ture. En tra­ver­sant cette contrée, ils vont décou­vrir la diver­sité des tribus : kir­ghiz de langue tur­ci­que et tad­jiks de langue per­sane. Certains sont noma­des et d’autres, éleveurs de yaks, de mou­tons et de chè­vres. La nature n’a pas faci­lité le bras­sage des cultu­res si bien qu’à chaque vallée cor­res­pond un dia­lecte unique. Nous nous sen­tons rapi­de­ment deve­nir des com­pa­gnons de cordée. Nous par­ta­geons cette expé­di­tion en terre loin­taine aux allu­res de voyage ini­tia­ti­que. « En séjour­nant dans les mon­ta­gnes loin­tai­nes du Pakistan et de l’Afghanistan, nous avons décou­vert des véri­tés éclairantes sur la vie et l’exis­tence, au gré des ren­contres et des pay­sa­ges. Nous sommes deve­nus des dévo­ra­teurs de carte, cher­chant à débus­quer des cols inac­ces­si­bles, à ima­gi­ner des iti­né­rai­res iné­dits […] » [1].

Tout porte à la contem­pla­tion : « Parcourir le toit du monde, c’est [là] vivre un rêve éveillé » [2]. Si bien qu’il faut néces­sai­re­ment réduire notre rythme habi­tuel pour admi­rer le pano­rama : « Nous avons ralenti le pas pour l’obser­ver avec l’atten­tion qu’il méri­tait » [3]. Il y a les fabu­leux pay­sa­ges, oui bien sûr, mais ce qui fas­cine Matthieu et Mareile, ce sont les habi­tants de ce Haut-Pamir : « Cette com­mu­nauté recluse et oublié » [4]. Ces per­son­nes « au mode de vie et de pensée si radi­ca­le­ment éloigné du nôtre » [5]. En les ren­contrant chez eux, au cœur de leur envi­ron­ne­ment, « nous avons fran­chis des bar­riè­res cultu­rel­les répu­tées infran­chis­sa­bles » [6]. Et pour cela, il a fallu mar­cher sur des mil­liers de kilo­mè­tres, appren­dre leur his­toire et leur langue, par­ta­ger des repas avec eux pour aller tou­jours plus loin dans la ren­contre.

« Ce sont les per­son­nes que j’ai ren­contrées, à tra­vers des expé­rien­ces de beauté, mais aussi de dureté...
Je cher­che les choses, les gestes ano­dins qui mon­trent une huma­nité com­mune…
Je recher­che la dignité chez les per­son­nes…
Je recher­che la beauté. … Il faut rendre témoi­gnage pour mon­trer com­ment sont les choses tout sim­ple­ment.
La photo qui m’émerveille est celle où je ne com­prends pas, où je ne contrôle pas tout. ..
La bonne photo est tou­jours la bonne pro­chaine photo que je vais pren­dre ! » GAUDRIOT Raphaël, Je m’attarde sur la beauté, Matthieu Paley pho­to­re­por­ter (www.ter­re­de­com­pas­sion.com)

Aymeric D.

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Notes

[1] PALEY Matthieu et Mariele, PAMIR, Ed. La Martinière.

[2] id.

[3] id.

[4] id.

[5] id.

[6] id.

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