• 7 janvier 2014
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Marianne et Phoom au Point-Cœur de Bangkok

Les filles du Point-Cœur de Bagkok et des amis

Marianne est au Point-Cœur de Thaïlande depuis quel­ques mois. Elle nous décrit une belle ren­contre avec le petit Phoom... à dégus­ter :

Comme vous le savez, nous accueillons chaque après-midi les enfants du quar­tier. Ils vien­nent nous rendre visite, cher­cher refuge, cher­cher un cœur qui les accueille et qui les aime. Nous par­lons d’eaux comme de nos petits maî­tres, parce qu’ils sont plus prompts à voir l’essen­tiel, plus ouverts à la réa­lité, plus tendus vers l’essen­tiel : Phoom est un petit garçon de quatre, cinq ans, qui habite dans notre soy (rue) et aime beau­coup nous visi­ter. Chacune de ses visi­tes nous laisse plutôt épuisées. Il a une énergie incroya­ble et après l’école, en a deux fois plus. Le voir entrer dans la maison signi­fie que vous devez oublier ins­tan­ta­né­ment ce que vous êtes en train de faire, et lui donner votre entière atten­tion. C’est très concret parce que sinon, il va en cou­rant dans chaque endroit de la maison, change les jeux de place, se bat avec quelqu’un se met à hurler, touche à tout ce qui est à sa hau­teur, etc.… La manière de faire est donc de lui être pré­sent à 100 %. Il bou­le­verse tous vos plans et attend votre amour, c’est-à-dire vos gestes, pas seu­le­ment vos paro­les. C’est un petit maître exi­geant, mais qui fait fondre de ten­dresse. En fait, il me fait beau­coup penser à l’Esprit Saint !

Je suis sou­vent tou­chée de cons­ta­ter que seul un tou­cher aimant semble le calmer quel­ques ins­tants. La semaine der­nière, j’étais seule avec quel­ques enfants à la maison, et après un ins­tant d’inat­ten­tion, je vois que Phoom a dis­paru ; je le trouve dans la cha­pelle qui est atte­nante à notre salle de jeux-dining room. Passé les trente secondes de pani­que inté­rieure, je réa­lise qu’il est assis, sans bouger, dans le noir, devant la petite statue thaïe de Marie por­tant l’Enfant-Jésus. Il me dit « suat » (prier). Assis à côté de lui, je prie le « Je vous salue Marie » en thaï, puis j’ajoute que nous par­lons à Marie dans notre coeur, qu’Elle com­prend tout. Il reste silen­cieux. Puis il s’avance vers Marie, prend la statue avec ten­dresse et atten­tion, et la serre dans ses bras avant de la repo­ser dou­ce­ment. À l’ins­tant où il res­sor­tit de la cha­pelle, il rede­vint une petite tor­nade, et il dis­pa­rut plu­sieurs fois dans la cha­pelle.

Au fond, nous res­sem­blons beau­coup à Phoom ; nous nous agi­tons en tous sens dans la jour­née, par­fois sans trop savoir pour­quoi, et seule la vraie Présence peut nous com­bler.

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