• 24 avril 2012
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Rencontre avec Marc Gosselin : un art de vivre nouveau dans l’entreprise

©Marc Gosselin

Lors d’un Dîner cultu­rel à la Maison Adrienne-von-Speyr, Marc Gosselin témoi­gne de sa vie dans l’entre­prise Danone... ren­contre et témoi­gnage :

Disponible également sur le blog Terre de Compassion

Comment être "un" ? Comment être le même en famille, entre amis et au tra­vail ? Cette ques­tion a tou­jours taraudé Marc Gosselin, aujourd’hui chez Danone. Elle s’est donc impo­sée comme un fil rouge tout au long de sa car­rière, réa­li­sant que si grim­per dans la hié­rar­chie est une res­pon­sa­bi­lité sup­plé­men­taire, cela offre sur­tout une fan­tas­ti­que oppor­tu­nité de chan­ger « le sys­tème ».

Marc Gosselin rejoint le groupe Danone en 1987. En 2000, il devient Directeur Général de Danone UK ; en 2006, Directeur Général Produits Laitiers Frais de la zone Afrique – Moyen-Orient et en 2009, s’ajoute à cette fonc­tion la direc­tion Générale BOP & Social Business [1]. Depuis décem­bre 2010, Marc Gosselin est Vice Président Dairy Transformation et BOP & Social Business.

Tout au long de ce par­cours, jamais il ne perd de vue la recher­che d’unité et de vérité, autre­ment dit la quête de sens qui l’anime. Prenant au sérieux son besoin de rela­tions de confiance, il pro­fite de son tout récent statut de DG à Londres pour mettre en place un nou­veau pro­ces­sus de recru­te­ment. Il pro­pose désor­mais à ceux qu’il embau­che une visite de l’usine de fabri­ca­tion et des rayons des gran­des sur­fa­ces. Il offre aussi à chacun en entre­tien de deux heures, au cours duquel il prend l’ini­tia­tive de « se mettre à nu » (selon ses pro­pres termes) et de livrer un mode d’emploi (de lui-même !), élaboré à partir d’un sérieux tra­vail per­son­nel. C’est le fameux « Meet Marc and share your story with him » [2], qui révèle une volonté de bien se connaî­tre pour tra­vailler ensem­ble en totale confiance et la convic­tion que « tout se joue dans la pre­mière ren­contre ! ». En effet, tous ses col­la­bo­ra­teurs conti­nue­ront à évoquer cet entre­tien et à y faire réfé­rence, même après bien des années.

Appuyé par son direc­teur de Ressources Humaines, il ins­taure un art de vivre au sein de son entre­prise grâce à de mul­ti­ples ini­tia­ti­ves. Nous ne cite­rons que la mise en place du « merci ». Quand, par exem­ple, un sala­rié attend un camion de yaourts retardé par un pro­blème tech­ni­que ou prend sur lui de résou­dre tel ou tel imprévu, le dépar­te­ment des Ressources Humaines dépose le len­de­main sur son bureau un mot de remer­cie­ment per­son­na­lisé ainsi qu’un petit cadeau maté­ria­li­sant une gra­ti­tude per­son­na­li­sée.

Toutes ces nou­veau­tés sont somme toute assez bana­les au sens où elles relè­vent du B-A BA de la vie en société, pour­tant bien sou­vent absent du monde de l’entre­prise. Si elles ne sus­ci­tent pas tou­jours un enthou­siasme una­nime au sein du comité de direc­tion, elles trans­for­ment peu à peu l’atti­tude de chacun au tra­vail, et per­met­tent fina­le­ment l’ « extra inch », c’est-à-dire le « petit plus » que seul un enga­ge­ment libre et enthou­siaste permet de donner.

[1] Le BOP (Bottom Of the Pyramid) cor­res­pond d’abord à une caté­go­rie de gens ayant moins de 2 dol­lars par jour pour vivre, mais par exten­sion il dési­gne aussi l’ensem­ble des stra­té­gies mises en place par les mul­ti­na­tio­na­les pour cette cible.

Le social busi­ness est, lui, défini stric­te­ment par son inven­teur Muhammad Yunus : il s’agit d’une entre­prise dont la fina­lité est la réso­lu­tion d’un pro­blème social, ce qui impli­que que tous les béné­fi­ces soient réin­ves­tis dans la struc­ture pour, au final, bais­ser le coût pour les consom­ma­teurs.

[2] « Rencontrez Marc et par­ta­gez votre his­toire avec lui »


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