• 9 avril 2014
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Sakina et Zahel au Point-Cœur à Athènes, par Ludivine

Zahel et Ludivine

Un de nos apos­to­lats est de rendre visite à la maison des Sœurs Teresa où vivent des mères avec leurs enfants. C’est ici que nous avons ren­contré Sakina et Zahel d’Afghanistan. Dès notre pre­mière visite, Sakina a été très accueillante avec nous et depuis reste sou­vent jouer avec nous et les enfants. Elle nous confia que son mari est en prison depuis août 2012 (car il est venu sans papier) et attend encore son juge­ment. Elle ajouta que c’était très dif­fi­cile d’aller lui rendre visite parce que la prison est loin et donc le trans­port est trop cher.C’est une mère dévouée. Elle est une des mères les plus tra­vailleu­ses dans la maison, pro­po­sant sou­vent d’aider les Sœurs, mêmes quand elle est malade. Voyant que nous nous rap­pro­chions de son fils, elle nous invita à célé­brer son qua­trième anni­ver­saire alors que nous la connais­sions à peine. Zahel est un garçon plein de bonne volonté. Le manque d’une pré­sence cons­tante d’un père et sans doute le fait d’avoir des mamans jeunes fait que les enfants sont sou­vent vio­lents entre eux. Néanmoins Zahel est un des gar­çons les plus ten­dres. Quand la Maison reçoit des dona­tions de jouets cassés, il me sur­prend à les répa­rer rapi­de­ment, alors qu’il a une petite défor­ma­tion à la main. Ceci n’est pas un pro­blème pour lui jusqu’à pré­sent car il sait très bien l’uti­li­ser. Nous avons sou­vent essayé d’invi­ter Zahel avec sa maman à venir chez nous, mais elle hési­tait et nous disait qu’elle réflé­chi­rait. Après de nom­breu­ses invi­ta­tions, Irina lui dit qu’elle repar­tait bien­tôt en Roumanie, et donc Sakina accepta fina­le­ment de venir ! Nous les avons donc reçus tous les deux pour une après-midi. Zahel est arrivé tout bien coiffé et Sakina lui avait même mis une che­mise ! C’était un vrai plai­sir de regar­der Zahel tout émerveillé d’être chez nous, avec un sou­rire jusqu’aux oreilles ! Quand nous avons marché ensem­ble jusque chez eux, les petits pieds de Zahel com­men­çaient à se fati­guer, alors je le pris dans mes bras. Nous sommes arri­vés durant l’heure de la prière pour les Sœurs, alors nous sommes restés sur les esca­liers dehors jusqu’à ce que les Sœurs nous ouvrent. Zahel avait sa tête contre mon cou et ses petits bras m’embras­saient. En peu de temps j’enten­dis sa res­pi­ra­tion se ralen­tir, il s’endor­mit aus­si­tôt. Je n’arri­vais pas à croire qu’avec tout le bruit dans la rue, il arri­vait à dormir si pro­fon­dé­ment. Et puis ensuite, je me suis dit qu’en effet les enfants répon­daient au besoin de leur corps sans réflé­chir. L’avoir dans mes bras si serein, me donna une sen­sa­tion de paix. Quand les sœurs ouvri­rent la porte, je le portai jusqu’à son lit et lui enle­vai ses chaus­su­res. Il n’ouvrit pas les yeux une seule fois. Je remer­cie le Seigneur de m’avoir donné ce moment avec Zahel. C’est tel­le­ment une joie de tenir un enfant dans ses bras. Ils sont comme des petits anges sur la terre quand ils dor­ment. Ce n’est rien d’extra­or­di­naire, mais ce moment me touche au cœur quand j’y pense. La vie est faite de peti­tes choses. Alors pour­quoi tou­jours cher­cher les gran­des choses ? Les peti­tes choses – même dis­crè­tes – sont par­tout, elles atten­dent que vous ouvriez vos yeux pour les remar­quer.

Je vous remer­cie tous parce que vous avez contri­bué à ce que je puisse appré­cier les peti­tes choses. Je confie à vos priè­res Zahel, sa maman et son père.

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Le Point-Cœur à Athènes, Grèce : Marie, Marie-Pia, Irina, Ludivine et (...) Sakina au Point-Cœur à Athènes Zahel et sa maman Sakina, au Point-Cœur à Athènes
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